le bénisse et le salue, et pratiquer ses enseignements.
Car nous ne visons de cet ouvrage qu'à rassembler les musulmans et les
rapprocher du but dont ils se sont éloignés.
Dieu! Protecteur des faibles, soutien des bons, fais que ce
travail, que nous présentons dans «Les Bien-aimé Mouhammad, Messager» soit
profitable à celui qui voudrait s'informer de la viedu
Messager qu'Allah le bénisse et le salue, et pratiquer ses enseignements. Car
nous ne visons de cet ouvrage qu'à rassembler les musulmans et les rapprocher du
but dont ils se sont éloignés.
Accorde
Seigneur l'aide salutaire aux hésitants et à tous ceux que Tu désires sauver.
Tu es seul capable d'accomplir cet acte de bonté.
Que Ta
grâce . Ton salut . Ton pardon et Tes bénédictions soient accordés au meilleur
de Tes créatures, Mouhammad, notre suprême Prophète ainsi qu'aux membres purs de
sa famille et à tous ses compagnons.
Que Ta
miséricorde et Ton pardon soient accordés également à ceux qui les suivent
jusqu' au Jour Dernier. C'est dans le désert de la Mecque, dans une famille de
noble lignée, à savoir Chiba Al-Hamd 'Abd Al-Mouttaleb bin Hachem bin ' Abd
Manaf bin Koussay, que ' Abd Al-Mouttaleb maria son fils 'Abdullah à la plus
pure et la plus chaste des filles, une fille de grande beauté physique et
morale, Amina bint Wahb bin ' Abd Manaf bin Zouhra bin kilab bin Mourra bin
Ka'b, Al-Zahria, la Qoraï chite.
'Abdullah portait le surnom d' «offrande» pour une raison
qui mérite d'être racontée car elle est extrêmement intéressante.
Lorsque les Jourhoumites essuyèrent une défaite, ils furent
obligés de quitter la Mecque. Pour pouvoir se venger des habitants de cette
ville qui les ont combattus et chassés, ils comblèrent la source de Zamzam.
Cette source d'eau demeura ainsi jusqu'à ce que Chiba Al-Hamd 'Abdul Muttalab
eut une vision qui lui précisa le lieu où était enfouie Zamzam. il voulut
creuser à l'endroit désigné en songe, mais les Quoraï chites l'en
empêchèrent.
A ce moment-là, Il n'avait pas d'enfant capable de l'aider
à réaliser son objectif, à l'exception d'Al-Hareth. Il fit alors le voeu
d'égorger un de ses fils si Allah le tout Puissant lui accorde dix enfants
capables de le prot é ger et l'aider. En effet, Dieu lui accorda dix fils. Quand
il voulut accomplir son voeu, il tira au sort le nom du fils qu'il offrira en
sacrifice. Le sort tomba sur 'Abdullah. Le père voulut immoler son fils près de
la Ka'bah mais les Qoraïchites l'en empêchèrent et lui suggérèrent de recourir
aux conseils d'une voyante qui pourrait trouver une solution et sauver la vie de
son fils. La voyante lui dit d'offrir à la place du fils dix chameaux et de
faire jaillir une étincelle sur ' Abdullah et les chameaux; si l'étincelle
jaillit sur 'Abdullah présenté en offrande, le père doit augmenter le nombre des
chameaux de dix; si elle jaillit sur les chameaux, il pourrait alors les immoler
car le Seigneur les a acceptés et son fils est sauvé. Le père s'exécuta: il se
dirigea à la Mecque et y amena les chameaux. 'Abdul Mouttaleb entra dans la
Ka'ba et commença à prier le Seigneur tout Puissant . Dehors, on essayait d é
faire jaillir une ; étincelle; à chaque fois celle-ci jaillissait sur 'Abdullah,
le nombre des chameaux augmentait de dix et ainsi de suite jusqu'à ce que le
nombre total atteignit cent chameaux. Pendant ce temps, 'Abdul Muttaleb se
tenait devant Houbal et priait le Seigneur toutPuissant.
Enfin, un homme de Qoraïch vint lui dire: «Ton Seigneur est
maintenant satisfait». Mais il insista qu'on fasse jaillir l'étincelle. Elle
jaillit à trois reprises sur les chameaux. Satisfait, ' Abdul Mouttaleb ordonna
d'immoler les chameaux et les laissa pour ceux qui désiraient en prendre. Dieu,
Louange à lui exclusivement, sauva ainsi 'Abdullah, père du Messager d'Allah,
qu'Allah le bénisse et le salue.
Voilà la raison pour laquelle ' Abdullah fut nommé
«l'offrande». Il était le plus aimé des dix fils et cette histoire ne fit
qu'intensifier cet amour.
Allah accorda àAbdulmuttaleb l' honneur de creuser de
nouveau la source de Zamzam avec l'approbation des Qoraïchites. Mais cette
approbation était due à un signe qui leur est apparu.
Lorsque les Quoraïchites interdirent à 'Abdul Mouttaleb de
creuser pour refaire jaillir la source d'eau, il insista. Ils se mirent alors
d'accord de recourir à une prêtresse, celle de Bani Sa'd habitant dans les
hautes terres de la Syrie. l ia se mirent en marche. En chemin, ils épuisèrent
toute l'eau qu'ils portaient et commençaient à avoir soif. Ils désespéraient de
trouver de l'eau quand ils virent une source jaillir sous la patte de la
chamelle de 'Abdel Mouttaleb. Ils en burent alors, et désaltérèrent leurs
montures. Ensuite, ils donnèrent à ' Abdel Mouttaleb la permission de creuser le
puits de Zamzam dont la possession lui reviendra.
Conséquences et morales.
(1) Lorsque ' Abdel Mouttaleb eut peur, il
recourut à la prière et invoqua l'aide du Seigneur. Ceci indique que les
polythéistes arabes n'étaient pas des mécréants; au contraire, ils croyaient en
un Dieu qui crée, accorde les bienfaits et dirige. Le Coran contient des preuves
confirmantes.
(2) Abdel Mouttaleb invoqua le Seigneur devant
Houbal afin que celui-ci intercède pour lui. Cette coutume fut instaurée par le
Démon dans les esprits des musulmans ignorants; ceux-ci se tiennent devant la
tombe d'un homme pieux et invoque le Seigneur afin que cet homme pieux intercède
auprès du Divin pour lui, qu'Allah nous en protège.
(3) Les honneurs
qu'Allah a accorda à ' Abdel Mouttaleb, tels que la vue de la source de Zamam en
songe, l'eau jaillissant sous la patte de sa chamelle et l'étincelle allumée sur
les chameaux, sont en fait des signes annonçant la prophétie mouhammadite.
(4) L'étincelle ne jaillit sur les chameaux que
lorsque leur nombre atteignit cent. Le prix de sang d'un homme fut instauré par
l'Islam comme l'équivalent de cent chameaux et de cinquante pour la femme.
La
naissance du Prophéte (saw)
La grossesse de Amina progressa. Lorsqu'elle donna le jour
à son enfant, elle envoya dire à Abdul Mouttaleb qu'il venait d'avoir un garçon.
Le vieil homme fut submergé de joie et se rappela son fils chéri. Il se hâta
vers la demeure de son fils, prit l'enfant dans ses bras, l'emmena à la Ka'ba et
le surnomma Mouhammad, prénom connu mais point répandu dans les pays arabes. Le
grand-père rendit l'enfant à sa mère et attendit la venue des nourrices de Banou
Sa'd pour leur confier l'enfant, conformément à une coutume appliquée par les
notables arabes de la Mecque.
L'année de sa naissance fait l'objet d'opinions
divergentes. La plupart des historiens rapportent qu'il est né en l'an 570
ap.J.c, l'année de l'Eléphant. Ibn 'Abbas indique qu'il est né le jour de
l'Eléphant. D'autres rapportent qu'il est né quinze années après l'Eléphant
alors que certains historiens annoncent qu'il est né quelques jours, quelques
mois ou quelques années (soit trente ou soixante-dix années) après l'Eléphant.
Les opinions des historiens divergent aussi quant au mois
de la naissance du Prophète. Certains disent qu ' il a vu le jour au mois de
Rabi' AwaI, d'autres annoncent sa naissance soit à Mouharram, à Safar, à Rajab
ou encore à Ramadan. La même divergence concerna le Jour de la naissance. Des
historiens disent qu'il est né le deuxième jour de Rabi * AwaI, d'autres
indiquent la date du 8 ou bien 9 de ce même mois. Ibn Ishaq et autres avancent
la date du 18 du mois de Rabi ' AwaI.
Sept jours après sa naissance, 'Abdel Mouttaleb immola des
agneaux et invita au festin des amis Qoraïchites. Lorsqu'ils surent que le nom
de l'enfant était Mouhammad, ils demandèrent au grand-père la raison pour
laquelle il préféra ce prénom à ceux de ses ancêtres?
- «J'ai voulu qu'il soit béni au ciel pour le Seigneur et
sur terre pour sa création».
Amina attendit la venue des nourrices de Banou Sa'd pour
confier son fils à l'une d'entre elles, conformément à une coutume appliquée par
les notables mecquois. En effet, les enfants étaient envoyés au désert à l'âge
de huit jours et ne retournaient qu'à l'âge de huit ou de dix ans. Certaines
tribus étaient plus réputées que les autres: c'était le cas des Banou Sa'd. Dans
l'attente des nourrices, Amina confia son fils à Thouwayba, l'esclave de son
oncle Abou Lahab, qui l'allaita pendant un certain temps puis allaita son oncle
Hamza qui devint ainsi le frère de lait du Prophète.
Bien que Thouwayba ne l'avait allaité que pour quelques
jours, le Prophète lui garda dans son cour de l'affection tout au long de sa
vie. Lorsqu'il apprit la nouvelle de sa mort en l'an 7 de l'Hégire, ils demanda
à voir son fils, son frère de lait, afin qu'il consolide ses relations avec lui
mais on lui rapporta qu'il était mort avant sa mère.
Les nourrices de Banou Sa'd vinrent à la Mecque à la
recherche de nourrissons. Elles n'acceptaient pas les orphelins car elles
espéraient obtenir des ouvres de bienfaisance de la part des pères. C'est la
raison pour laquelle aucune d'entre elles n'accepta la charge de Mouhammad et
lui préféra un enfant dont les parents pourraient lui accorder des biens.
Halima bint Abou Zou'ayb de Banou Sa'd refusa
Mouhammad, à prime abord, mais elle ne trouva pas d'autre enfant car elle
n'apparaissait pas bien portante. Lorsque les Banou Sa'd décidèrent de qu i tter
la Mecque, Halima dit à son mari Al Hareth bin 'Abdul 'Ouzza:
- «Par Allah, je déteste retourner avec mes compagnes sans
avoir pris en charge de nourrisson. Je vais prendre l'orphelin!» Et le mari de
répondre:
- «Tu dois le prendre peut-être, qu'Allah nous bénira grâce
à lui.
Halima prit l'enfant et retourna au désert. Elle obtint des
bienfaits depuis le moment qu'elle le prit dans ses bras: ses brebis grossirent
et leur lait abonda. Allah bénit tout ce qu'elle possédait. Mouhammad demeura
deux années dans le désert: Halima l'allaitait et sa fille Chima' prenait soin
de lui. L'air du désert et sa vie rude aidaient l'enfant à grandir et à gagner
en beauté et politesse. A l'âge de deux ans vint le moment de la séparation.
Halima le rendit à sa mère puis le ramena avec elle au désert conformément au
désir de la mère selon une version et à celui de Halima, selon une autre, qui
voulait l'éloigner de l'épi démie de la Mecque. L'enfant demeura deux années de
plus, jouissant de l'air libre du désert, ignorant toute restriction spirituelle
et matérielle.
Le
premier mariage du Prophéte (saw)
Mouhammad épousa Khadija en contrepartie d'une dot de vingt
vaches. Il s'installa chez elle et une nouvelle vie débuta: il partagea
avec sa femme un amour intense. Il était un jeune homme âgé de vingt-cinq ans
qui n'avait jamais connu les écarts de jeunesse. Son amour était destiné pour
durer et engendrer des fils et des filles. Ses deux fils, Al Qassem et 'Abdulla,
trépassèrent et causèrent des douleurs atroces à leurs parents mais les filles
lui furent fidèles, charitables et l'honorèrent.
Mouhammad avait un beau visage et une taille moyenne;
il n'était ni trop grand, ni trop petit. Sa tête était grosse ses cheveux frisés
et noirs, un front large au-dessus de sourcils abondants et reliés. Il avait de
grands yeux noirs aux extrémités légèrement rougeâtres; des sourcils longs et
recourbés ajoutaient à la beauté attirante de ses yeux et à ses regards
intelligents; son nez était mince, ses dents séparées par des diastèmes,
une barbe bien touffue, un beau et long cou, une large poitrine, une peau
rosâtre, des pieds et des mains épais.
Lorsqu'il marchait, il s'élançait en avant et ses pas
étaient hâtifs et sûrs. Sur son visage apparaissaient la réflexion et la
mditation; son regard révélait le pouvoir qu'il avait sur les hommes.
Il n'est
donc point étrange que Khadija lui ait voué un grand amour et une obéissance
absolue. Elle continua à gérer ses affaires comme avant et laissait à son mari
la liberté de se laisser plonger dans la réflexion et la méditation.
Grâce à
son mariage avec Khadija, Mouhammad, atteignit l'apogée de la bonne lignée
et jouit d'une grande fortune. Tous les habitants de la Mecque lui
adressaient des regards de respect. Il ne leur prêtait aucune attention à cause
des bienfaits qu'Allah lui accorda et la fertilité de Khadija qui lui annonçait
une descendance vertueuse. Pourtant, il continua à se mêler à eux et à
participer à la vie sociale tout comme avant son mariage. Il est vrai qu'il
devint plus riche mais sa modestie alla également croissant. Il était
intelligent et imposant, accordait toute son attention à ses causeurs et ne
détou rn ait jamais son visage. Il ne se limitait pas à tourner son visage vers
celui qui lui adressait la parole, tout son corps tournait vers lui, il n'était
point bavard, préférait écouter les autres et les conversations sérieuses mais
il ne refusait pas de participer aux plaisanteries. Il ne disait que des
vérités. Il riait parfois si fort que ses mol aires apparaissaient. Lorsqu' il
se mettait en colère, seule une veine prohibe rait entre ses sourcils. En fait
il maîtrisait sa colère car il se caractérisait par une générosité, une
fidélité, une honnêteté ainsi qu'une détermination, une volonté et une
puissance.
Toutes ces
caractéristiques réunies en lui marquaient son entrouage: quiconque faisait sa
connaissance le respectait et l'aimait lorsqu'il approfondissait sa relation
avec lui. Son caractère avait les meilleures des conséquences sur son mariage;
une affection profonde et fidélitéenvers les deux époux.
La
révélation
II était endormi dans la grotte de Hira' lorsque l' ange
vint à lui, tenant un feuillet à la main. Il lui dit:
- «Lis».
- «Je ne sais pas lire», répondit le Prophète, tout ébahi .
Il sentit l'ange l'étouffer pendant un moment puis le
libérer et l'entendit répéter :
- «Lis».
- «Je ne sais pas lire», répéta-t-il à son tour.
Il sentit, encore une fois, l'ange l'étouffer et le laisser
libre.
- «Lis», dit l'ange pour la troisième fois.
De peur qu'il ne l'étouffé encore une fois, il lui dit:
- «Que veux-tu que je lise?» Et l'ange de
répondre:
(«Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé! Il a créé l'homme
d'un caillot de sang. Lis !... Car ton Seigneur est le Très-Généreux qui a
instruit l'homme au moyen du calame et lui a enseginé ce qu'il ignorait) [Coran
XCVI, 1-5]
Le Prophète répéta ces versets. L'ange le quitta aussitôt
mais les versets demeurèrent gravés dans son cour.
Il se réveilla apeuré et se demanda:
- «Qu'ai-je vu? Est-ce bien l'oeuvre des Djinns qui vient
de me frapper?»
Il regarda à gauche et à droite mais ne vit rien. Il fut
pris, pendant quelques moments, par des tremblements et la terreur le poussa à
fuir la grotte. Il était complètement confus et ne savait pas comment expliquer
ce qu'il venait de voir. Il erra dans les montagnes, réfléchissant et essayant
de savoir qui l'avait poussé à lire. Dans son isolement, il voyait des visions
véridiques qui le rassuraient, le tranquillisaient, le guidaient dans le droit
chemin et dispersaient les ténèbres qui gardaient les Qoraïchites prisonniers de
leur paganisme. Cette lumière qui le guidait n'était que la vérité, l'Unique qui
n'a point d'associés. Qui pourrait lui rappeler Son existence, Sa capacité à
créer les hommes et lui indiquer qu' il est le Très généreux qui a instruit
l'homme par le calame, et lui a enseigné ce qu'il ignorait.
Debout au milieu de la montagne, apeuré et perplexe, il
entendit une voix l'appeler. Il leva la tête vers le ciel et vit l'ange lui
apparaître à l'image d'un homme qui l'appelait. Sa peur s'intensifia et le
paralysa. Il regarda ailleurs mais l'ange lui apparaissait partout; entretemps,
Khadija avait envoyé un messager à son mari mais celui-ci ne se trouvait pas
dans la grotte. Lorsque l'image de l'ange disparut, Mouhammad rentra chez lui,
tremblant de peur, voire de terreur. Il entra dans la chambre où se trouvait
Khadija en criant:
- «Couvrez-moi».
Lorsque
sa femme le vit trembler comme s'il était fiévreux, elle le couvrit à grande
vitesse. Une fois calmé, il regarda sa femme et l'appela à son secours.
- «Ô Khadija, de quoi est-ce que je souffre?»
Il lui décrivit sa vision et exprima ses craintes d'être un
devin, un occultiste.
Khadija
était, en fait, l'ange de la miséricorde et l'abri paisible de ce grand cour
apeuré. Elle le consola, le regarda avec respect et lui dit:
- «Ô
cousin, réjouis-toi. Par celui qui tient l'âme de Khadija dans sa main, j'espère
que tu seras le Prophète de cette nation. Allah ne t'humiliera point car tu
consolides les parentés, dis la vérité, secours le faible, honores les hôtes et
apportes ton aide aux victimes des vicissitudes du droit».
Mouhammad se sentit rassuré, jeta un
regard de remerciement à Khadija et exprima le désir de reposer son corps
endolori. Il s'endormit pour se réveiller plus tard pour une vie spirituelle
puissante qui attire les regards et les cours. Mais en fait, c'est une vie plein
de sacrifices pour la face d'Allah, de la vérité et de l'humanité. Il sera
chargé d'un message divin qu'il annoncera aux hommes et les exhortera à y croire
pour leur bien afin que le Seigneur parachève sa lumière en dépit des
incrédules.